C'est un des effets inattendus de la mondialisation : la pratique du qi gong, autrement dit le travail de l'énergie et du souffle (une pratique millénaire en Chine), devient peu à peu un outil plausible de prévention des maladies en Europe. (...)
Avec 20 000 pratiquants réguliers et autant d'occasionnels, le qi gong se fait une place grandissante en France. Ce sont surtout des femmes âgées de 40 à 70 ans qui s'y intéressent pour mieux vivre et lutter contre le stress.
En Allemagne, le qi gong est reconnu par au moins deux caisses fédérales d'assurance-maladie (...). En Suisse, certaines mutuelles remboursent aussi les frais de stages lorsque ceux-ci sont dispensés par des enseignants diplômés. (...)
Améliorer la qualité de vie
En France, cette méthode commence à être utilisée - avec l'acupuncture -, dans certains services hospitaliers pour améliorer la qualité de vie des malades, diminuer les effets secondaires des médicaments et aider les patients à supporter le traitement lors de longues maladies, mais elle est encore loin d'être acceptée par les institutions. (...)
Le qi gong n'est pas non plus un art martial, contrairement au tai-chi-chuan et à l'appréciation du ministère de la jeunesse et des sports, qui voudrait faire de la Fédération de qi gong une fédération sportive. (...) Le qi gong est surtout connu pour renforcer et assouplir la structure musculaire et le squelette, et protéger les fonctions essentielles de l'organisme.
Extrait du journal Le monde du 21/06/2006